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Basé sur 53 avis

Des plantes grimpantes sur de la brique : beaucoup de bruit pour rien ?

Cette année la tournée Shakespeare se déroulant dans les parcs de Montréal et des environs, mettait en vedette la comédie Beaucoup de bruit pour rien (Much Ado about Nothing).

La signification du titre de cette pièce, souvent mal interprétée, se rapporte à lorsque qu’on fait des tas d’histoires pour rien. La pièce de théâtre tente de démontrer que la supercherie n’est pas foncièrement mal, mais qu’elle peut-être utilisée à bon ou mauvais escient et qu’il est parfois difficile de distinguer entre la bonne et la mauvaise tromperie.

Vignes / lierre sur brique : est-ce qu’on s’en fait ?

Pourrait-on qualifier les commentaires négatifs au sujet des plantes grimpantes sur une maison comme étant beaucoup de bruit pour rien ? Lorsqu’une maison est couverte de lierre, la tromperie de sa beauté pourrait charmer l’observateur. Bien que les intentions de la personne qui les fait pousser soient bonnes, il s’agit quand même d’une certaine forme de déception. Il est impossible de juger de la qualité des briques d’une maison lorsqu’elle est couverte de vignes. Le mortier tient-il toujours ? Existe-t-il des fissures ? Les vignes bloquent-elles les systèmes de drainage ?

À d’autres occasions, les plantes grimpantes couvrent un mur de brique parfaitement sécuritaire, et le propriétaire a diligemment émondé les pousses qui pourraient bloquer les fils électriques, systèmes de drainage et autres structures essentielles.

Il s’agit cependant plus souvent qu’autrement de l’exception. En tant qu’inspecteurs, nous constatons des vignes utilisées pour camoufler une façade disgracieuse, et ça ce n’est pas du bruit pour rien.

Votre préoccupation pour vos plantes grimpantes sont-elles non fondées ?

Les inspecteurs se complaisent à se plaindre des vignes. On pourrait même dire à la blague qu’une maison est « verte », mais en vérité, nous ne croyons pas que les immeubles résidentiels sont supposés être verts.

La vigne vierge et d’autres plantes grimpantes envoient des petites racines-crampons dans la brique et le bois. « Ils n’ont jamais réussi à créer une super colle aussi forte que les ventouses de lierre », indique Ivan Mose. « Le potentiel de dommages à votre brique, s’il y a ne serait-ce qu’une petite lézarde, niche ou fissure, est très élevé. À long terme, les dommages et les coûts pour refaire les joints ou réparer les dégâts d’eau peuvent être très dispendieux.

Les plantes grimpantes sur une maison retiennent l’eau

Lorsque le lierre s’immisce dans la brique, elle requiert souvent des travaux de tirage de joints et d’aplanissage, et les petites tâches rondes laissées par les ventouses au moment où vous tentez de les enlever ne sont pas jolies à voir. Du point de vue de la science du bâtiment, les plantes grimpantes sur les murs de brique d’immeubles résidentiels est une très mauvaise idée.

Les plantes grimpantes retiennent l’eau – l’ennemi numéro un de votre maison. Lorsque vous permettez à la plante de grimper votre mur et de ce fait garder l’eau, vous contribuez  aux processus de décomposition, de pourrissement et de gondolement. Vous vous retrouverez avant longtemps submergé par les réparations.

Le pire dans tout ça c’est que la majorité des vignes couvrent les briques d’une telle façon que personne ne remarque le mortier fissuré avant qu’il soit vraiment trop tard.

On a déjà rapporté que les plantes grimpantes peuvent isoler la maison et la protéger de l’eau, mais ceci présume que ces maisons suivent un calendrier d’entretien très serré. Ça vous arrive souvent de vouloir grimper sur une échelle pour vous assurer que vos gouttières sont dégagées ? Combien de fins de semaine que vous voulez passer à émonder la vigne pour s’assurer qu’elle ne mette pas à terre les lignes d’Hydro ?

Qui plus est, les experts en vermine vous le diront : les vignes forment une autoroute ouverte pour les souris.

Venez-vous-en ! On peut s’y cacher facilement et les vignes aident à ouvrir les fissures d’une maison qui facilitent l’entrée de souris, fourmis et autres créatures.

Dans la pièce de Shakespeare, Bénédict demande à Béatrice lequel de ses défauts l’a initialement rendue amoureuse de lui et elle de lui répondre tous ses défauts. Ces derniers seraient si forts qu’ils n’auraient laissé aucune vertu s’introduire parmi eux. Béatrice demande à son tour à Bénédict laquelle de ses qualités l’aurait en premier fait souffrir d’amour. Souffrir d’amour ! Bénédict lui répond que c’est le bon qualificatif pour décrire ce qu’il ressent car il l’aime contre son gré.

C’est aussi le récit des vignes. On en tombe amoureux et c’est difficile de séparer cet amour du raisonnement logique – il s’agirait en effet d’aimer contre notre gré.

« Comment vas-tu, Bénédict? l’homme marié ! … Ainsi, ne vous moquez pas de mes contradictions; car l’Homme est un être inconstant, et voilà ma conclusion. »

En ce qui a trait à l’amour des vignes, nous serions plutôt en accord.

 

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